Three New Books for Early Modernists

There are some very exciting publications coming out soon…especially for those of us who study religion in the early modern period.

First, there’s a new series from CUA Press on Early Modern Catholic Sources, edited by Ulrich Lehner and Trent Pomplun. The first volume covers Christological debates among the Discalced Carmelites of the School of Salamanca. I think it’s a fair assumption that this material has never been translated before. The first volume should appear in 2019.

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Vol. I of Early Modern Catholic Sources (Source)

Second, and more germane to my own work, we have Jeffrey Burson’s very promising intervention into the perennial “Enlightenment” v. “Enlightenments” debate. His new book, Culture of Enlightening: Abbé Claude Yvon and the Entangled Emergence of the Enlightenment, is scheduled to be released from Notre Dame Press in May 2019. Burson has already established himself as a major scholar of the Catholic Enlightenment, and his newest foray promises to be his most ambitious work yet.

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Burson’s new book (Source)

For those of you who, like me, take an interest in the Jansenists and in early modern Catholic women, you’ll be happy to know that there’s a new study of Pascal’s sisters by Rev. John J. Conley, S.J. The Other Pascals: The Philosophy of Jacqueline Pascal, Gilberte Pascal Périer, and Marguerite Périer, another ND Press piece slated for an April 2019 release, will no doubt shed new light on these fascinating figures. Conley has done important work before on Catholic women in the 17th century – I look forward to his newest treatment of the subject.

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A Jesuit writes about Jansenists (Source)

And if you’re just looking for general book recommendations, might I refer you to Incudi Reddere? You’ll find much more there.

Monsieur Olier on the Ascension

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The Ascension fresco at Queen’s College Chapel, Oxford – perhaps my favorite chapel in the entire University. Photo by Fr. Lawrence Lew OP. (Source)

One of the greatest luminaries of the French Church in the 17th century, that period known as the Grand Siècle, was Jean-Jacques Olier. Though barely read today, he exerted a profound influence upon the formation of the French School of Spirituality through his work in founding the Sulpician Order. He was a close associate of St. Vincent de Paul, who always regarded him as a saint.

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M. Olier, priez pour nous! (Source)

I have excerpted here his short chapter on the Ascension from his book, The Interior Life of the Most Holy Virgin. I must ask my readers to forgive me for not translating this edifying work, as I did not have the time. Those with French, however, will appreciate the depth of M. Olier’s insight.

***

Le sacrifice de Jésus-Christ étant offert pour l’Église, qui est visible, devait être visible lui-même dans toutes ses parties, afin de nous donner une certitude parfaite de notre réconciliation avec Dieu. Marie, dans le jour de la Purification, avait paru à l’offrande de la victime, en présentant elle-même, au nom de l’Église, Jésus-Christ notre hostie, et en le dévouant à l’immolation. Elle avait aussi été présente à la deuxième partie du sacrifice, à l’immolation réelle de Jésus-Christ sur la croix. La troisième, qui était la consommation ou le transport de la victime en Dieu, avait eu lieu dans le mystère de la Résurrection. Mais cette consommation s’était opérée d’une manière invisible; et la bonté de Dieu voulait que, pour notre consolation, cette partie du sacrifice devînt visible aussi bien que les deux autres, ou plutôt que Notre-Seigneur montât au ciel pour aller se perdre dans le sein de Dieu non-seulement à la vue de la très-sainte Vierge sa mère, mais encore sous les yeux de tous les apôtres par qui l’Église était représentée. C’est ce qu’avait figuré autrefois Élie montant au ciel dans un char de feu à la vue d’Élisée ; et ce prophète avait déclaré expressément à son disciple que, s’il le voyait monter, il aurait son double esprit. Don mystérieux, qui exprimait le fruit du sacrifice, c’est-à-dire l’esprit de mort et de résurrection ou de vie divine, que Jésus-Christ devait laisser à l’Église figurée par Élisée.

Après sa résurrection, il communiquait toutes les dispositions et tous les sentiments de son âme à sa bénite Mère. Il lui exprimait spécialement les désirs ardents qui le pressaient d’aller enfin se réunir à Dieu son Père, pour le louer et le glorifier dans le ciel. Marie, de son côté, éprouvait un véhément désir d’y accompagner son Fils, pour s’unir à ses louanges; et sans doute qu’elle eût terminé alors sa vie et l’eût suivi dans les cieux, s’il n’eût voulu se servir d’elle pour aider l’Église dans ses commencements.

L’oeuvre de cette divine Mère était encore incomplète. Après avoir donné, par Marie, naissance au chef, Dieu voulait procurer aussi, par elle, la formation de tout le corps. Il voulait la rendre mère de sa famille entière, de Jésus-Christ et de tous ses enfants d’adoption. Par zèle pour la gloire de Dieu et par charité pour nous, elle accepte avec joie la commission que Notre-Seigneur lui laisse de travailler à faire honorer son Père par les hommes, et de demeurer sur la terre jusqu’à ce que l’Église ait été bien affermie.

Le quarantième jour après la Résurrection étant donc venu, Jésus-Christ- se rend à Béthanie avec sa sainte Mère et ses apôtres; là élevant les mains et les bénissant, il se sépare d’eux, et en leur présence s’élève vers le ciel. Ils l’y suivirent des yeux, jusqu’à ce qu’enfin une nuée le dérobe à leur vue; et comme néanmoins ils tenaient toujours leurs regards fixés au ciel, deux anges vêtus de blanc leur apparurent et leur dirent : Pourquoi vous arrêtez-vous à regarder le ciel? Ce Jésus, qui a été attiré du milieu de vous dans le ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu monter au ciel. Ainsi Dieu voulut-il que l’acceptation solennelle qu’il faisait de notre hostie, eût pour témoins non-seulement tous les apôtres et la très-sainte Vierge, qui l’avait produite de sa propre substance, mais les anges eux-mêmes.

En montant dans les cieux, Jésus-Christ élève avec lui tous les saints patriarches et les autres justes qu’il avait retirés des limbes, et va les offrir à son Père, comme les premières dépouilles qu’il a ravies au démon par sa mort. Enfin, dérobé par la nuée à la vue de ses disciples, il laisse rejaillir la splendeur de sa gloire, qu’ils n’auraient pu soutenir et dont il avait retenu l’éclat dans ses diverses apparitions.

Comme les enfants des rois donnent des présents à leurs sujets, en faisant leur entrée dans leur royaume, Jésus-Christ, montant à la droite de son Père pour prendre possession de son trône, voulait envoyer à ses apôtres son esprit et ses dons, c’est-à-dire dilater son coeur en faisant entrer les hommes dans ses sentiments de religion envers Dieu son Père, et achever ainsi son ouvrage. Dans ce dessein et par son commandement, les disciples s’assemblèrent à Jérusalem avec la très-sainte Vierge et plusieurs saintes femmes; et là ils étaient en prière, louant, bénissant le nom de Dieu, et attendant la venue de l’Esprit-Saint. Marie était au milieu d’eux et présidait ce sacré concile, comme ayant, pour aviser à établir la gloire de Dieu dans le monde, une grâce qui excellait par-dessus celle de tous les apôtres. Quoique Jésus-Christ n’eût pas voulu qu’elle fût présente à la Cène, ni qu’elle offrît extérieurement le saint sacrifice, ni qu’elle fût prêtre selon l’ordre de Melchisédech, il voulait néanmoins que Marie, destinée à être la mère des vivants, se trouvât dans le Cénacle avec les apôtres, afin de verser la plénitude de son esprit en elle, comme dans le réservoir de la vie divine, et de la distribuer par elle à tous ses enfants, et aussi pour apprendre à l’Église que jamais elle ne serait renouvelée qu’en la société de sa divine Mère et en participant à son esprit.

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A rococo altar depicting the Ascension, Ottobeuren, Germany. (Source)

Maurice Zundel on Prayer

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Maurice Zundel in old age. (Source)

Fr. Maurice Zundel was one of the great, if often-forgotten, theologians of the last century. Sometime student of Fr. Reginald Garrigou-Lagrange, he wrote various works of Catholic philosophy in conversation with existentialism, Protestantism, and personalism. This wide-ranging and erudite scholarship led soon-to-be-Saint Paul VI to call him “a mystical genius.” However, he is best known in the Anglophone world for his writing on the liturgy. This extract is taken from his great work, The Splendour of the Liturgy (1943), translated by Edward Watkin for Sheed & Ward. It comes from his chapter on “The Collect” (pg. 61-67). I was struck by this passage’s profound depths of wisdom as well as its light,  imaginative style.

Prayer is the soul’s breath, the creature’s fiat in response to the Creator’s in that mysterious exchange which makes us God’s fellow-workers. Its purpose is not to inform God of needs which He knows infinitely better than we do ourselves, nor to move His will to satisfy them, for His will is the eternal gift of infinite Love. Its sole object is to make us more capable of receiving such a gift, to open our eyes to the light, to throw open the portals of our heart too narrow to give access to the King of glory. There is no need to importune God for our happiness, for He never ceases to will it. It is we who place the obstacle in its way and keep his love at arm’s length.

Jerusalem, how often would I have gathered thy children, as a hen gathers her chickens beneath her wings, and thou wouldst not.

This surely is the most poignant expression of the Divine Tragedy: ‘I would, I, thy Lord and thy Godbut thou, thou wouldst not.’ If we place this complaint side by side with the text already quoted from the Apocalypse, ‘I stand at the door and knock,’ we must conclude that God always hears man’s prayer, that He is the eternal answer to prayer, and that it is man who too often refuses to hear God’s prayer.

And prayer is precisely the response to Love’s eternal invitation, which is made with an infinite regard for our freedom. It is, therefore, superfluous to ask whether every prayer is heard. It is heard if and in so far as it is a genuine prayer. For genuine prayer is the opening of the soul to the mysterious invasion of the Divine Presence, and it is completely summed up in the final appeal of the Apocalypse: ‘Come, Lord Jesus.’ (61-62)

Throughout the chapter, Zundel strikes what we might call a sophiological note. He approaches the most basic substance of the Christian lifeprayerand carries on to the Eschaton, to spiritual nuptials, and to illumination from on high.

It remains true that there is no conversation without answers, no marriage of love without mutual consent. And it is a marriage of love that is to be concluded between God and ourselves. In this marriage whose intimate union must continually grow until its flower unfolds in eternity, prayer is our assent. There is no need to put it into words. It may be confined to a silent adherence, a simple look in which we give our entire being a calm silence in which, without adding anything of her own, the soul listens to Him who utters Himself within her by His single Word. And all prayer tends towards this transparent passivity which exposes the diamond of our free will to the rays of the eternal light. We can pray without asking for anything and without saying anything, that God may express Himself the more freely…

It is ultimately for the sake of God that the soul desires her own Beatitude, that no obstacle may thwart His love, that the world may realise its spiritual vocation, and that throughout creation all may be yea, as all is yea in God. (62-64)

Zundel notes that the peculiar genius of the Liturgy is the way it uses human spiritual needs as launchpads for a “flight” into the eternal. The Collects crystallize this function in that they often speak of our human wants. Zundel writes:

But their very sobriety forbids us to stop at their verbal surface. The soul has but to let herself go and she is launched on the open sea voyaging over abysses of light and darkness, of sorrow and peace. They are more than prayers, they are sacraments of prayer, formulas that induce the essential prayer which we have attempted to describe. (64-65)

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Would that we might be ever mindful of what is really taking place at every Mass! (Source)

Among Prayer-Book Anglicans, there used to be a very old custom of memorizing collects. I do wonder how many still keep it upcertainly, I don’t know of any Catholics who memorize collects. Imagine what would happen to our own spiritual lives, to say nothing of the Church militant, if we committed to learning a few by heart. If you’re looking for a beautiful English translation of the traditional collects, might I recommend a little volume published by W. Knott & Son. Otherwise, there’s another good alternative that came out around the same time.